jeudi 1 mai 2014

Et si on allait boire un verre au Wawa ?

Petit tour à la Krutenau un samedi après-midi. Les terrasses ensoleillées sont noires de monde, les bières brunes et blondes, les mojitos tachetés de vert et les diabolos grenadines tendrement roses colorient le paysage. Il sent presque l'été, ce beau printemps habillé par les rires insouciants des gens, et les discussions terminent d'animer ce paysage, au rythme des cendriers qui se remplissent.
Je m'arrête place Saint Nicolas aux Ondes, devant le Wawa. Avec ses grandes fenêtres noires, ce bar attire le regard. "Cocktails, brunch, hot dogs et love", le ton est donné.
Je me faufile pour la toute première fois à l'intérieur de l'établissement. Accoudé au bar, un grand barbu souriant m'attend, c'est Romain Buffa, le patron. Papotons !


(Photos : Lucie ... Enfin moi quoi !)
Ce jeune homme sympathique, très apprécié par ses clients (et j'en connais beaucoup !), est avant tout un patron extrêmement professionnel, vraiment brillant.
De 2004 à 2009, cet alsacien si charismatique suit ses études à l'école de commerce de Strasbourg. Il part à Dublin en 2007 afin d'obtenir une licence en marketing. Au cours de son cursus scolaire, il est également amené à effectuer plusieurs stages, dont un en Angleterre, un de six mois en Australie et un autre en Bretagne qui lui ouvrira les portes du célèbre horloger Pierre Lannier. Il y travaille en tant que commercial en GMS (Grandes et moyennes surfaces) dans tout le secteur grand est. 
Romain Buffa
Son embauche par SASA, le leader mondial des plaques de cuisson pour les fours industriels, lui offre l'opportunité de partir pendant deux ans aux Etats-Unis. Représentant de cette marque sur le continent nord-américain, il a pour mission d'entretenir et de développer un réseau de clients parmi lesquels Mcdo, Burger King ou les pains Harry's. Quand je lui demande ce que cette expérience lui a apporté, il me répond en rigolant "Eh bien je peux te parler de pain pendant des heures !"
"Non, sérieusement, étant donné que je travaillais tout seul sur place, ça m'a vraiment aidé à m'organiser et à devenir autonome. Je devais entièrement planifier mes déplacements, entre le billet d'avion, la location de voiture, la chambre d'hôtel ... Ça te responsabilise vraiment ! Et je négociais directement avec les directeurs techniques et les directeurs d'exploitations ... Pas mal de gens intéressants ... J'étais basé à New-York mais j'avais des clients sur tous les Etats-Unis et le Canada. J'étais chez moi le week-end, le reste de la semaine j'étais baladé de droite à gauche, de Chicago à Montréal, etc ..."
Il explique : "A l'issue de ces deux années passées aux Etats-Unis, je suis rentré en France. J'ai toujours su que je voulais créer une entreprise, mais je ne savais pas trop dans quoi. D'ouvrir un bar n'était pas un projet travaillé depuis des années. Mais une fois que je me suis posé la question "qu'est-ce que je peux faire ?", ça m'est apparu comme un choix logique, presque naturel en fait." 
Ce jeune entrepreneur, fort de la richesse de ses expériences et de son caractère ambitieux et déterminé, se lance dans la recherche d'un local en février 2012. "Ça a été long ! Il a fallu plus d'un an et demi pour trouver un local, pendant ce temps je faisais des petits boulots à droite et à gauche, dans différents bars." Il explique : "J'ai fait pas mal de visites, une bonne trentaine. Il n'y a que quatre ou cinq locaux qui ont retenu mon attention. On cherche toujours ce qu'on peut trouver de mieux avec l'argent qu'on a ... Pour la recherche, j'ai fait appel à un agent immobilier, ça m'a facilité la tâche. Ce qui était dur, en revanche, c'était de négocier les prix ..."
En août 2013, les papiers étaient signés. Le 1° novembre, le Wawa ouvrait ses portes.
"C'était un kebab avant les travaux ! Tout était rose, avec des colonnes grecques, alors on a tout démoli, et tout remplacé."
La décoration actuelle, sublime mariage entre le presque-baroque et l'industriel assumé, est un rêve éveillé de parfaite excentricité. La taule embrasse le bois qui s'efface pour laisser place à une tapisserie totalement vintage. Le blanc, le bleu, le noir et le jaune se côtoient en toute amitié dans cet univers qui explose d'une modernité ultra design. Aux vieux fauteuils, lustres et autres grands miroirs dorés s'ajoutent des chaises d'écoliers, sans oublier la baignoire-canapé ...
Je ne sais pas vous, mais, personnellement, j'ai souvent des envies absurdes, du genre crier "Pikachu attaque éclair !" en plein examen, écraser ma tête dans un wedding cake juste sous le nez de la mariée, ou m'asseoir en public sur des WC. Grâce au Wawa, j'ai pu réaliser ce dernier souhait. Merci, Romain !
Il nous révèle la recette de ce savoureux cocktail visuel : "Je me suis inspiré de pas mal d'endroits où j'étais, principalement à New-York. J'ai repris des concepts. Il y avait certains éléments que je voulais retrouver dans mon bar comme les canapés, le beer pong, le mur d'enceintes, la baignoire ... Ce sont des éléments de déco très différents, il a fallu s'arranger pour qu'ils aillent bien ensemble. J'ai fait appel à une agence d'architecture et d'aménagement intérieur, on a discuté pendant plusieurs jours et on a eu l'idée de créer un bar-appartement avec différentes pièces, différents univers combinés dans un même endroit, ce qui permet de sauter du coq à l'âne naturellement" 
Il ajoute : "La décoration est le résultat d'envies, de coups de cœur, et non une suite logique à un parcours précis. Je voulais qu'il y ait des choses sympas, ludiques, en rapport avec l'alcool ou non. D'où les jeux de société par exemple. Parfois, les gens ne savent pas trop quoi se dire, alors il faut les aider un peu !"
"Ça fait plaisir de voir que ce bar est décrit comme un endroit branché. J'ai juste tenté d'imaginer à quoi ressemblerait mon lieu préféré, et je l'ai créé ici. J'aime qu'on trouve un thème dans un bar, qu'on y trouve une identité."
Le jeune Wawa peut être fier de sa personnalité excentrique, sucrée autant qu'épicée, sympathiquement atypique. Bien loin des lieux glacés, figés, ce bar a une âme, un cœur qui bat ardemment. C'est peut-être pour ça aussi qu'on s'y sent si bien, qu'on a l'impression d'y être un peu chez soi. En créant un bar à son image, Romain a réussi à séduire un large public.
"Je n'ai pas eu d'appréhension quand le moment est venu d'ouvrir le Wawa. Ce n'est pas dans le bar que j'ai eu peur, mais plutôt au moment de signer le prêt bancaire. C'est là que tu réalises les sommes qui sont en jeu, ce que tu vas devoir rembourser. Heureusement, le bar a très bien marché tout de suite. Ça fait vraiment plaisir de voir que les gens suivent le projet, qu'ils ont bien accroché avec l'ambiance, la déco, etc."
Romain parle de son bar avec passion. C'est son projet, son entreprise, c'est un peu son bébé aussi. Il s'y investit totalement, il y offre aux clients toute une part de lui-même. Le nom de Wawa est un élément personnel de plus : "A l'école de commerce, on était une petite bande de copains, on traînait dans les couloirs au lieu d'aller en cours, et on gueulait des conneries ... Du coup, les gens, qui entendaient une espèce de brouhaha, nous ont surnommé Wawa, en référence au bruit qu'on faisait. On a développé ce surnom pendant trois ans : on a fait des cartes de visite, on a créé des "soirées Wawa", etc ... Après l'école, chacun est parti de son côté mais on essaie tous les six mois de se réunir pour faire une soirée Wawa ... J'ai trouvé que ce nom était un bel hommage aux Wawa boys !"
La musique a fait de ce bar son royaume. Beaucoup de rock, mais aussi du jazz, du funk, du hip hop ... "On passe vraiment de tout en fonction de l'humeur du moment. Mais les clients reconnaissent bien ma patte musicale. Ils savent qu'en venant ici, ils écouteront des choses qu'ils n'entendent pas ailleurs. Je préfère mes playlists aux radios ... C'est pour les clients, bien sûr, mais c'est aussi pour moi, ça me fatigue d'écouter tout le temps la même chose !"
Romain pousse la personnalisation de son bar, cette recherche d'âme et d'originalité, à un point très élevé, au point de vouloir maîtriser la musique et pour cause : "La musique est l'élément le plus important pour un bar, en dehors du personnel souriant évidemment. Un bar peut tourner uniquement avec un bon personnel et de la musique sympa. La musique arrive à conditionner les gens. Si tu passes un morceau calme, inconsciemment, les gens vont se détendre, et si tu en mets un qui bouge plus, ça va les stimuler."
Méthodique, sérieux, dynamique, ce jeune patron veille aux moindres détails. Tout doit être parfait dans son bar afin d'en faire un paradis superbement festif. Il nous parle du personnel, élément primordial dans ce genre d'établissement : "Il faut qu'il soit très professionnel et de bonne humeur. C'est important car, quand tu vas dans un bar, tu veux avoir quelqu'un de souriant face à toi. Je n'embauche que sur recommandation, ça permet de réduire les risques. Pour ce qui est des extra, j'en ai déjà embauché en me basant sur leur CV mais je les choisis surtout parce que leur attitude me plaît sur le moment."
Les serveurs courent dans tous les sens, portés par une ambiance joyeuse, ils valsent d'une table à l'autre, dans une chorégraphie déjantée. La bière mousse, les cocktails sont secoués. "Je me plais à dire que nos mojitos sont vraiment pas mal", déclare Romain, toujours aussi souriant. "Sinon, le caipi est aussi très apprécié ! On n'est pas spécialisé dans un alcool en particulier, on a de tout. Et de 15h à 20h, c'est la happy hour, alors on propose tous nos cocktails à 5 euros !"
Côté restauration, Romain assume pleinement sa source d'inspiration nord-américaine : "On propose des burgers, des hot dogs (ndrl : dont le Yoda !), mais aussi des plats à partager comme des nachos, des wings ou des sticks. Je voulais vraiment changer de l'indétrônable planchette qu'on voit partout à Strasbourg."
Pour ce pointilleux entrepreneur, petite restauration rime avec grande qualité : "On utilise énormément de produits frais. Tout ce qui est tomates, oignons, salades, est coupé le matin même. La viande des burgers et des hot dogs vient d'un boucher. Le pain des burgers est un pain aux céréales fait sur mesure par un boulanger. Les sauces, le guacamole, tout ça est fait maison. Même les frites sont faites maison, coupées par nos petites mains."
En digne capitaine de navire, Romain Buffa tient fermement la barre de son bar (ouah, quel jeu de mots !). Tout est à sa place sur ce navire qui avance sur une mer tantôt smooth, tantôt crazy, selon l'humeur des clients, l'ambiance de la soirée. Cela fait si peu de temps que le Wawa s'est lancé et a quitté le port, et pourtant il a déjà parcouru un tel chemin, semant dans l'écume de son passage que de commentaires positifs, séduisant toutes les sirènes qui s'aventurent à son bord.
"L'ambiance évolue au fil de la soirée. C'est d'abord gentillet pendant l'apéro, ensuite on mange et puis, vers 21h, ça commence à se décontracter tout doucement. On a majoritairement une clientèle d'habitués, et c'est ça qui est génial. Ils viennent parfois en groupe, parfois seuls. Mais même si un mec débarque sans prévenir, il sait qu'il va forcément retrouver des gens qu'il connaît. C'est vraiment agréable comme sensation !"
Je l'interroge : "Etant donné que le bar est situé à la Krutenau, vous devez principalement avoir une clientèle d'étudiants ?" "Bah oui, comme tu peux le constater", me répond-il en me montrant deux clients sexagénaires assis à côté de nous ... "Si, en semaine, il y a beaucoup d'étudiants, ce qui est normal au vu de la localisation, le week-end il y a surtout des 25-30 ans. En fait on a vraiment une clientèle très variée."
Les nombreuses soirées organisées au Wawa, et notamment celles musicales, expliquent en partie l'immense succès rencontré par ce bar. Pour Romain, véritable mélomane, il est tout simplement naturel d'organiser des concerts : "Je fais venir des DJ's tous les vendredis et les samedis. Ça peut être aussi bien du groove que de l'électro-jazz ou du hip hop ! Je ne fais jamais payer les entrées car je considère que c'est un service en plus qu'on offre aux clients mais, du coup, je ne peux pas faire venir des gens trop connus qui reviendraient bien trop cher ... On organise aussi d'autres sortes de soirées. Par exemple, tous les premier mercredi du mois, c'est beer-pong ! Et le mois prochain, on va faire une soirée pyjama !"
Il explique : "60% des ventes se font après 20h. Je dirais que le pic a surtout lieu entre 22h et 23h. C'est un rythme vraiment très intense ! Il y a toujours quelque chose à faire dans un bar ! Etant donné que le Wawa ouvre à midi, ma journée commence vers 11h et se termine à 3h ... Pour le moment, je préfère fermer à 1h30 plutôt qu'à 4h du matin."
Si le bar tourne vraiment très bien en soirée, Romain aimerait développer la clientèle qui vient aux tranches horaires des repas. On peut faire confiance à ce patron à la personnalité hors norme pour réussir dans tout ce qu'il entreprend. Son parcours d'étudiant, et notamment son master 2 en création d'entreprise est un véritable plus : "Bien sûr, ça m'aide énormément à gérer le bar. Surtout pour tout ce qui est compta, finances, communication, ... Tu ne peux pas appliquer simplement la théorie à la pratique, en fait, tu adaptes la théorie à la pratique. Disons que, grâce aux études, tu sais à quoi t'attendre."
"Un bar, ce n'est pas comme n'importe quelle entreprise. Ce n'est pas spécialisé, ça ne s'adresse pas à un public très ciblé, comme le ferait une boîte en métallurgie ou en design. Alors, pour faire tourner le bar, il suffit d'avoir du bon sens. Bien sûr, il faut savoir gérer les stocks, les courses, les fournisseurs ... Il faut être multitâche pour gérer un bar ! Tu dois aussi bien savoir faire le service que remplir une fiche d'impôts ! C'est vraiment important d'être organisé ... En fait, le service, c'est ce qu'il y a de plus simple, je considère ça comme du repos !"
Si ses études lui permettent de savoir comment gérer le Wawa, ce sont surtout ses voyages qui ont donné naissance à ce bar : "Si je n'étais pas parti de Strasbourg, si je n'avais pas voyagé, je n'aurais peut-être pas ouvert mon bar et je n'aurais surtout pas eu ces idées-là ! Les voyages permettent de voir tout ce qu'il y a autour, de s'ouvrir l'esprit, de développer son sens critique en se donnant de nouvelles références.
"On fait la fête de la même façon dans les différents pays. Disons qu'il y a certaines particularités culturelles qui influent sur les horaires de sorties, sur les alcools ... Par exemple, en Irlande, quand tu sors du boulot, tu vas directement au pub où tu manges et tu bois un coup. Pour ce qui est des  Etats-Unis, la maturité niveau alcool vient plus tard. En France, passé 25 ans, tu gères l'alcool, tu ne risques plus de vomir avant 23h, alors qu'aux Etats-Unis c'est beaucoup plus tard ..."
Mais retour à Strasbourg : Romain nous explique pourquoi il a choisi de s'ancrer dans cette ville : "C'est un endroit que je connais, j'y ai habité, j'y ai fait mes études. On peut dire que j'y suis depuis 10 ans, même si ça a parfois été par intermittence. Je connais les autres patrons, la dynamique de la ville, les endroits intéressants, ... Il faut savoir toutes ces choses quand tu veux ouvrir une affaire, il faut connaître les spécificités du lieu. Ça permet de se faire une idée des cibles et des prix. Et puis, quand tu veux faire un commerce avec les particuliers, ça marche beaucoup par le biais des connaissances. Bien sûr, j'aurais adoré faire quelque chose d'exotique, créer un bar à New-York par exemple, mais cela aurait été bien plus difficile et périlleux."
"Strasbourg est une ville qui bouge énormément, c'est une capitale européenne qui se développe plutôt bien. Entre le tram, les pistes cyclables, les foires, ... C'est vraiment une ville sympa et dynamique."
"La Krutenau est un quartier très branché. C'est le deuxième plus cher de Strasbourg, juste derrière la Petite France. En 2000, il n'y avait que des étudiants ici. Et à la fin des années 80, c'était un quartier assez malfamé. Quand tu vois tout ce changement en 20-25 ans, tu comprends que Strasbourg est une ville qui bouge, qui évolue."
"C'est vrai qu'il y a beaucoup de bars dans le coin. Dans le commerce, on parle de concurrents indirects parce qu'on ne vise pas la même cible de clientèle."
"Le Chariot est plutôt un bar d'artistes, au pub d'à côté, c'est axé sur le sport, le Zouave est plutôt destiné aux 40-50 ans ... On a tous notre propre clientèle. Cette concentration est positive dans la mesure où elle permet d'attirer beaucoup de monde, des personnes très différentes, c'est une force ! Et puis les voisins sont cool !"
Pour terminer l'interview, je demande à Romain quels sont ses projets pour l'avenir : "C'est vrai que j'ai déjà pensé à ouvrir un autre bar. C'est une option qui se pose naturellement, un peu comme pour un couple qui, au bout de deux ans, se demande s'ils veulent ou non avoir un enfant. Pour l'instant, ça ne reste qu'une toute petite idée, je préfère me focaliser sur celui-ci jusqu'à ce qu'il commence à pouvoir vraiment marcher de lui-même. J'espère que le Wawa vivra encore de longues années !"
C'est ainsi que s'achève ma rencontre avec Romain Buffa, un patron simplement sympathique et très professionnel. En quittant le Wawa, je n'ai qu'une envie : y retourner au plus vite avec ma p'tite bande d'amis pour y passer une soirée fun et funk, une soirée comme on peut en vivre nulle part ailleurs.

Et juste pour le plaisir, le tout récent classement des bars strasbourgeois par Zoom on Strasbourg
Source : http://blog.zoomon.fr/top-5-des-bars-a-strasbourg/






4 commentaires:

  1. Ben ça ma l'air très sympa tout ça :)

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  2. Article très bien écrit sur un endroit vénèèèère

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  3. Vraiment sympa l'endroit et original dans un quartier devenu "bobos" depuis quelques années maintenant. L'éclectisme des bars sur la place Nicolas aux Ondes est vraiment formidable. Il y en a pour tous le monde. Les joueurs de pétanque, les terrasses de l'été c'est vraiment bien, et les boisson à des prix corrects. Le Wawa comme les autres bars sur la place fait remarquablement son boulot avec un petit plus quand même. Le patron connaît bien la musique.

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