vendredi 13 juillet 2018

Viens cueillir les tomates du jardin !


Dimanche matin, se lever tôt tout ça pour trimer. Désherber, arroser, arracher, replanter, se faire piquer par les moustiques tigres, avoir de la terre sur les genoux et sous les ongles … Et pourtant se sentir bien, tellement bien, avoir le sourire, la pêche, la banane, sans même yoga, vacances ou valériane … Non ce bonheur-là, ce bonheur si simple et si vrai, c’est l’effet jardin.



Oui, depuis quelques mois, j’ai un grand jardin au plein cœur du Neudorf. Enfin, « j’ai un jardin », je dis ça mais il n’est pas à moi, hein. Je n’ai pas gagné assez de thune pour pouvoir subitement déménager et m’acheter un appartement en rez-de-jardin ou même mieux, une maison avec jardin. Ca se saurait. Si j’avais gagné au Loto, je ne l’aurais dit à personne, mais j’aurais pris mes mômes sous les bras et je me serais tirée au soleil à bord d’un super vélo cargo électrique qui vaut trois mois de salaire, et ouais.

Mais non, au lieu de ça, et c’est tout aussi bien, j’ai rejoins un jardin partagé.

Comment ça s’est passé ? Bah j’étais là, assise à papoter avec LPC (pour La Plus Cool) et je disais que j’aimerais bien rejoindre un jardin partagé. Elle me répond : « Meuf, je fais justement partie d’une asso qui gère un jardin partagé, rejoins-nous ! »

J'ai tout de suite accepté, d'autant que, contrairement à d'autres jardins partagés que j'ai déjà visité, dans celui-ci on n'a pas chacun notre parcelle bien délimitée, non, c'est du collectif : le jardin est à nous tous. Ça me plaît comme principe.



Et le dimanche suivant me voilà dans le fameux jardin, à six minutes à pied de chez moi (ou deux minutes sur un vélo d’occas non électrique) Ce jardin, j’avoue, je ne le connaissais pas. Il est bien caché dans une rue pas trop passante, à moitié piétonne. J’ai d’ailleurs eu du mal à le trouver, ce qui fait que je suis arrivée en retard. Bon, en fait, je suis surtout arrivée en retard parce qu’à moi, quand tu dis « rendez-vous 10h30 », sache que je pars seulement à midi.

Bref, j’arrive au jardin, et d’ailleurs peu importe que tu viennes à 9h, à 10h ou même après le barbecue, la joyeuse troupe t’accueille toujours avec le même sourire. On est une petite dizaine à venir régulièrement. Et on est une majorité de prof, c’est pas pour te faire peur que je dis ça, mais je pense qu’il faut quand même le signaler.

Une petite dizaine, c’est pas beaucoup quand on voit la superficie du jardin et donc tout le travail à faire. Ça m’étonne qu’il n’y ait pas plus de monde qui nous rejoigne d'ailleurs, et notamment des parents avec des enfants. Parce que mes mômes sont du coup les seuls à venir au jardin, c’est un peu dommage. Peut-être que mon article motivera certains d’entre vous à venir, ce serait cool ! D’autant que, pour une année de jardin, il faut débourser une vingtaine d’euros par personne et les enfant ça compte pas, c’est raisonnable. A titre de comparaison, ma salle de sport, c'est une vingtaine d'euros par mois, pas par an.

J’en fais des digressions aujourd’hui, on se croirait dans Jacques le Fataliste, allez je reprends mon récit.



Donc je débarque pour la toute première fois au jardin, je gare mon vélo devant, j’entre tranquillou et là, c’est le gros stress. Ma copine me fait visiter le jardin et c’est juste horrible, je confonds tout, je ne distingue pas les bébés poireaux des mauvaises herbes, je ne comprends pas où s’arrête la surface des fraisiers, elle me parle de sarriette et je sais même pas ce que c’est, elle s’exclame « ah non ne marche pas là, il y a des haricots » alors que c’est que de la terre, de la terre brune sans rien dessus.

J’en fais trop ? Le premier jour, c’est vraiment ce que j’ai ressenti. Le deuxième ça allait un peu mieux et le troisième j’étais parfaitement à l’aise, à naviguer les doigts dans le nez entre le territoire des courges et celui des herbes aromatiques. Faut dire que le jardin est bien pensé, tout est indiqué, délimité, y a même un plan sur notre forum. Il faudrait que je pense à y aller d’ailleurs, sur ce forum, je ne m’y suis pas rendue depuis l’inscription.

Alors oui, ce premier jour, après cette visite catastrophique du jardin, je me suis sentie complètement déboussolée. Et là la coupable qui m'a introduite dans cet antre de l'enfer arrive genre normal tout va bien et me tend une pelle en disant « Je vais planter les tomates sous la serre, pendant ce temps va planter les fraisiers. » Genre c’est un truc tellement anodin, bah oui, tout le monde sait planter des fraisiers, easy ! Mais non ! Pas moi, je ne sais pas faire ça ! Panique totale, j’ai jeté la pelle par terre et je me suis mise à pleurer.

La « chef » du jardin, une femme adorable, pleine de dynamisme et le cœur sur la main, me rassure : « Ne t’inquiète pas, ici, au jardin, chacun vient quand il veut et fait ce qu’il peut. Tu ne sais pas jardiner ? Ce n’est pas grave, on t’apprendra si tu as envie, tu progresses à ton rythme. De toute façon, on est loin d’être tous des pros du jardinage ! L’important ce n’est pas tellement de jardiner d’ailleurs. Ce qui compte, c’est qu’on passe un beau moment ensemble, que notre petite communauté s’entende bien. »



On m’a du coup montré comment planter des fraisiers. Alors d’abord tu désherbes la parcelle, ensuite tu retournes la terre et pour finir tu plantes, en faisant un petit trou, en mettant le pied du fraisier dedans, puis en refermant. Et n’oublie pas d’arroser.

Je me lance donc dans le désherbage. Trop fière, je me rends comptes que je progresse super vite. Normal en même temps, j’arrachais vaguement les mauvaises herbes sans ôter les racines, ce qui n’est pas très utile. Alors j’ai changé d’attitude, je me suis mise à quatre pattes et là, genoux et coudes dans la terre, j’ai tiré comme une folle sur chaque saloperie de mauvaise herbe pour l’enlever jusqu’à la racine. J’étais là, focalisée sur le sol, oubliant les tracas du quotidien, je me suis sentie bien, détendue. En plus, quand tu soulèves une racine, tu tombes sur des dizaines de petits insectes bizarres avec plein de pattes, des araignées jaunes, blanches ou brunes et, mes préférés, des vers de terre. C’est si mignon, ce petit grouillement de vie. Et pourtant les insectes dans nos jardins, tout comme les oiseaux, sont de moins en moins nombreux, ça me rend si triste et ça m’inquiète tellement, pour notre si fragile petite planète. Beaucoup de choses m’attristent et m’inquiètent.

En tous cas, une fois le désherbage fait, je me suis armée de la pelle pour retourner la terre. Un travail fatiguant, surtout quand tu tombes sur de gros blocs de terre argileuse. Tu sais, je me dis que si tu veux juste pratiquer un nouveau sport en plein air, tu peux venir nous donner un coup de main. Ça te fait tout travailler, bras, jambes, fessiers. Pas trop le cardio, c'est vrai, quoique tu peux t’amuser à courir avec la grosse brouette pleine à craquer d'un bout à l'autre du jardin si tu veux.

J’ai d’ailleurs découvert ça aussi ce jour-là, le maniement d’une brouette débordante de mauvaises herbes, à aller vider sur le compost, loin, tout là-bas. C’est fastidieux, mais en même temps tu rigoles toute seule à te voir galérer, les autres du jardin viennent t’aider si t’en as besoin, et puis il y a aussi cette fierté du travail bien fait. Le compost, important aussi, tu sais, pour avoir de la bonne terre et réduire les déchets sans troubler la nature. D’ailleurs, chez nous, tout est naturel, pas de produit chimique, même pour le barbecue. Et on fait de la permaculture, à notre niveau hein.

Une fois les fraisiers plantés (c’est si mignon, petits bébés fraisiers plus ou moins alignés, qui prennent le soleil et puisent l’eau pour grandir), on s’est retrouvé à l’ombre, près de la cabane du jardin, pour se faire un barbecue.

On était huit à se serrer autour de la table, pour ce premier repas au jardin, on discutait, on riait, avec ce bonheur simple, ce sourire sincère et cette bienveillance des belles âmes. J’en fais trop ? Naaaan ! Non mais vraiment, c’est comme ça que je l’ai ressenti, c’est comme ça que je le ressens encore. Tu sais j’ai pas toujours eu une vie facile, j’ai fréquenté  des gens pas biens, vraiment pas biens, avec une mauvaise influence. Alors quand j’ai la chance de rencontrer de si belles personnes bah justement j’en suis consciente de cette chance, et ça me met le cœur en joie.

En plus les copains du jardin savent super bien cuisiner. Je me suis goinfrée de tartes aux légumes et de salade de pâtes, j’ai abusé. Et c’est pire encore quand j’ai goûté au tofu Black Forest grillé au barbecue. Oh qu’est-ce que c’est bon ! De la folie ce truc, j’en suis amoureuse. Et n'oublions pas le meilleur houmous que j'ai mangé de ma vie, un houmous fait maison qui déboîte ! Je peux même te révéler le secret de cette recette : il faut éplucher les pois chiches.


Depuis mes mômes et moi allons au jardin quand on le peut et quand on en a envie. Ce jardin partagé ne doit être une source de contrariété pour aucun d'entre nous alors pas question de se forcer à y aller quand ma fille a une otite ou quand j'ai trop de boulot. Tu vois le principe ? Et on y fait ce qu'on peut. Grâce à mes amis du jardin j'ai appris quelques trucs, c'est pas fou, mais je me débrouille de mieux en mieux. Je replante les poireaux ou j'arrache les gourmands des tomates pendant que mes enfants s'amusent à escalader les arbres, à chercher des escargots ou à arroser les fleurs.
J'aime venir au jardin avec une copine et passer un peu de temps à travailler tout en rigolant sous un soleil doux et un vent léger d'été.
J'aime passer au jardin en coup de vent avant d'aller en soirée pour arroser vite fait quelques plantes et sentir l'odeur de menthe et de basilic sur ma peau.
J'aime voir mes mômes évoluer dans ce petit paradis de nature, cette nature qui prend de plus en plus sens à leurs yeux, qu'ils ont envie de découvrir, de faire grandir, de protéger.
Et la fierté de manger les bons produits du jardin.
Enfin bref, j'aime ça. Et toi, t'aimerais pas ça toi aussi ? Tu as peut-être même déjà ton propre potager, n'hésite pas à nous en montrer une photo !


mercredi 11 juillet 2018

Jean Zoudi, l'artiste graphiste qui se cache derrière Erotic Gum !



« Erotic Gum ». Un profil que je suis sur Instagram et que j’adore, au point de vérifier régulièrement s’il n’y a pas un nouveau dessin de publié et d’enlever le cœur sur une image uniquement pour le plaisir de le remettre encore, encore, et encore une bonne vingtaine de fois.
Le coup de foudre a été immédiat pour ces dessins uniques, superbement bien réalisés, avec un regard artistique vif et novateur. Il dessine des corps, des seins, des pubis, des phallus, des mains et des bouches. Son style a évolué, gagnant en caractère, jouant avec les couleurs et les ombres pour révéler des corps maigres, des visages sans yeux, des ongles rouges qui ont l’air de vouloir griffer de plaisir oui, mais griffer jusqu’au sang. Parce qu’Erotic Gum, s’il me plaît tellement, c’est pour son talent bien sûr mais aussi pour ce style, mélange de glauque et d’érotisme, que j’affectionne beaucoup.
Alors bien sûr, quand j’ai vu qu’Erotic Gum est strasbourgeois, je ne me suis pas fait prier pour l’interviewer ! Découvrons ensemble qui se cache derrière Erotic Gum.

Erotic Gum. Jean Zoudi.



« La 3D offre tant de possibilités ! »




« Salut, moi c’est Jean Zoudi », m’a dit le souriant artiste lorsqu’on s’est retrouvé devant un pub.
Je pensais qu’Erotic Gum était une femme à qui j’aurais donné entre 30 et 40 ans. En fait, Erotic Gum est un homme qui a la petite vingtaine. Je me suis bien gourée sur ce coup-là, j’avoue. Mais mon instinct ne m’avait pas trompé quand il m’a poussé à lui quémander une interview, parce que Jean Zoudi est non seulement très sympa mais en plus il a plein de trucs cool à raconter.

On commence par les études : Jean vient tout juste de finir la dernière année dans une école appelée MJM où il étudiait la 3D et le graphic-design.

« Ça me plaît vraiment ! Je n’avais jamais fait de 3D avant et ça m’a très vite passionné. La 3D offre tant de possibilités ! C’est difficile, je ne le cache pas, mais c’est vraiment génial alors ça vaut le coup de se donner autant de mal. Je ne vois pas quelle autre formation aurait pu me permettre de m’éclater autant. J’ai vraiment pu explorer plein de choses, développer mon univers grâce à mes études. Je suis jeune et il est évident que je me cherche encore, mais j’ai pu travailler beaucoup de choses qui m’intéressent et affiner mon style. »


Dans cette école, les élèves réalisent leur propre court-métrage en deuxième année puis un autre en troisième année qui est plus ambitieux puisqu’ils le font alors par groupe de cinq. Un exercice compliqué et fastidieux :

Jean Zoudi
« La 3D est très technique et tout demande énormément de temps. Pour créer un personnage par exemple, il faut d’abord faire un modèle 3D avec plein de triangles que tu combines ensemble ensuite tu ajoutes la texture puis l'éclairage et tu améliores le tout avec un logiciel de type Photoshop. »

« Pour le court-métrage que j'ai fait l'an dernier, cela m'a demandé cinq à six mois. Alors c'est sûr que ça peut paraître long, il faut réussir à rester dedans, à se motiver tout au long du projet, mais ça reste incroyable comme expérience. En plus, on utilise des logiciels de plus en plus pointus et des outils sans cesse plus développés, ce qui permet de simplifier la 3D tout en offrant toujours plus de possibilités. »

« Ce qui me plairait le plus à l’avenir ce serait clairement de pouvoir faire mes propres films. Mais avant cela j’aimerais bien passer dans des festivals avec mes court-métrages et pourquoi pas faire des résidences où on met à la disposition des artistes des outils ou des équipes, ça permet de progresser. »
Erotic Gum. Jean Zoudi.

Si le jeune homme parle avec une grande passion de sa formation, il n’avait pourtant pas tout de suite épousé la voie artistique lors de ses études : 

« Au collège, je ne rêvais que d’une chose : devenir psychologue ! Après le bac je suis donc entré en fac de psycho mais, même si les cours étaient intéressants, j’ai réalisé que j’avais envie d’autre chose. Je ne m’épanouissais pas dans ce cursus, c’était comme s’il manquait quelque chose à ma vie. J’ai pris conscience, soudainement, que je voulais faire quelque chose de créatif. Je me suis alors immédiatement orienté vers le design en faisant un semestre à la fac avant d’entrer dans l’école. »


jeanzoudi_photography

« J’essaye plein de trucs et je me retrouve dans tout ce que je fais ! »




Passionné de 3D, Jean l’est de beaucoup d’autres choses comme de photo et de montage photo.

« Tu me connais en tant qu’Erotic Gum mais j’ai deux autres comptes sur Instagram, l’un où je poste les photos, on peut me trouver en tant que jeanzoudi_photography et l’autre où je poste mes autres travaux, mon pseudo étant jeanzoudi tout simplement.» 

Sur Facebook on peut aussi trouver la page "L'Enfant Huître" pour suivre le court métrage réalisé en troisième année par Jean et ses camarades, une histoire inspirée par une nouvelle de Tim Burton.

« En plus de l’école je travaille en ce moment dans une boîte de jeu vidéo. C’est très sympa également. »

« Il y a un fil conducteur dans tout ce que je fais, que ce soit le dessin ou la photo, c’est mon intérêt pour l’humain, les corps, l’organique. »



« J’aime me laisser porter et voir les émotions que ça me procure. »



Cet intérêt pour les corps se retrouve dans sa passion pour les différents arts. Il m’explique :

« J’apprécie beaucoup la danse contemporaine par exemple. J’avais vu Monument Zéro au Maillon et c’était vraiment dingue ! Il n'y avait pas de musique, les danseurs portaient des sortes de peintures de guerre, ils avaient l'air habités. On n'entendait que le bruit de leurs corps et de leur respiration. J’étais captivé par leurs mouvements. »
« Je vais aussi régulièrement au théâtre. Je trouve qu’il s’y passe quelque chose de spécial, un truc vraiment puissant qui te bouleverse au plus profond de toi-même. J’ai eu la chance de voir plusieurs pièces qui m’ont beaucoup inspiré. Je peux te citer un metteur en scène italien que j’ai eu la chance de voir au Maillon, Castelluci, qui fait un travail assez organique aux effets très particuliers. » 

Jean est également féru de cinéma. Il m’a cité des réalisateurs comme Terrence Malick avec Song to Song ou Nicolas Winding Refn avec Drive ou Only God Forgives, Lanthimos pour The Lobster et Mise à Mort du Cerf Sacré.

Il m’explique :

« J’apprécie les films qui ne suivent pas forcément de trames définies, ces histoires habituelles avec une situation initiale, des péripéties et un dénouement. J’aime bien quand les réalisateurs montrent des instants de vie ou des successions d’instants … Quand ça part dans tous les sens ! »

« En fait, ce que je recherche dans l’art, c’est de me laisser porter et de voir les émotions que ça me procure. J’aime ressentir des émotions fortes. »

« Je n'aime pas l'élitisme dans l'art, les gens qui disent que tel truc est bien alors que tel autre est nul, ça ne me correspond pas. Je pense que l'essentiel c'est ce que ça te fait ressentir, c'est tout ce qui importe. »


Erotic Gum. Jean Zoudi

« Pour Erotic Gum, je fais ce que je veux. »




Pour finir l’interview, je demande à Jean de se focaliser sur Erotic Gum, grâce à quoi je l’ai connu.

« Erotic Gum, c'est clairement pour mon propre plaisir que je le fais, mais c'est aussi pour m'exprimer et continuer à créer mon univers. En plus, il n'y a pas de deadline, pas de stress. J'ai déjà reçu des commandes mais je ne les accepte pas. Pour Erotic Gum, je fais ce que je veux, tout simplement. »
« J’en profite pour travailler mon style également et changer d’outils. Ici, j’utilise des crayons aquarelable, c’est quelque chose que je n’avais jamais testé avant et que j’apprécie beaucoup. » 

Jean Zoudi. Erotic Gum


Il ajoute avec un sourire :

« J’ai très vite eu pas mal d’abonnés pour ce compte alors que je n’ai pas cherché à en avoir, je n’ai suivi personne ni fait de pub. C’est assez drôle, parce que pour mes deux autres comptes, où je cherche un peu plus sérieusement à toucher du monde, j’ai beaucoup moins de visibilité ! » 

Il faut dire que l’érotisme rencontre un vif succès sur les différents réseaux sociaux, et il y en a pour tous les goûts. Jean se distingue, à mon avis, par cette recherche sur les corps, ce côté un peu glauque qui caractérise si bien son univers et un style indéniable. 
C’est un jeune artiste alsacien à suivre absolument ! Il est d'une grande gentillesse, débordant de curiosité et de passion. Désireux de progresser, d'en apprendre toujours plus, de se surpasser, il a déjà un grand talent, une culture artistique admirable et une modestie sympathique. Enfin bref, tu l'auras compris, à mes yeux, il a tout d'un grand artiste et je ne suis pas peu fière d'avoir pu te le présenter dans cet article. N'hésite pas à le suivre sur Instagram et sur son artstation !



Jean Zoudi
jeanzoudi_photography

dimanche 25 mars 2018

Ceulin, une passionnée de l'illustration !

Ceulin est une sémillante illustratrice installée à Colmar. Débordante d'énergie et d'envies, elle se passionne pour plein de choses, du old school à l'aquarelle en passant par la nature, l'histoire, l'Alsace et le tatouage ! Allons en apprendre plus sur cette talentueuse artiste qui évolue dans un univers très riche au style franc, classe et rock'n'roll !



Comment est née ta passion pour l'illustration ?
J'ai toujours aimé dessiner, peindre, créer, faire quelque chose de mes 10 doigts, pour autant que je m'en souvienne. Mais on va dire que j'ai réellement commencé à me prendre au sérieux il y a un peu moins de 3 ans. 


Est-ce que tu peux revenir un peu sur ton parcours ? 
Je te passe les 3 mois de tentative de fac de langue... J'ai ensuite commencé un IUT SRC (Services et Réseaux de Communication) à Haguenau, mais après la première année j'ai vite abandonné, assez déçue du contenu du programme qui portait bien trop sur l'informatique au détriment des arts plastiques. Je ne me sentais plus à ma place on va dire. Ceci dit ça m'a quand même permis d'acquérir des connaissances en histoire de l'art et en infographie, qui me servent encore aujourd’hui
Après ça, il fallait bien gagner sa vie, du coup je suis entrée dans la vie active, en tant que serveuse en gare de Strasbourg. J'y ai bossé pendant six ans environ, mais à la fin je n'en pouvais plus.
J'avais clairement besoin de lier passion et métier, j'avais l'envie de me réveiller le matin en me disant que je ne vais pas faire un boulot alimentaire mais que, d'une certaine manière, je vais pouvoir profiter de la vie en faisant ce que j'aime. 



Du coup tu as appris à dessiner toute seule, en autodidacte. Comment as-tu fait ? Il faut s'entraîner régulièrement j'imagine !
La motivation est toujours au rendez vous ! J'essaye tous les jours de dessiner un peu pour améliorer mes motifs, mes tracés, mes techniques et surtout pour me créer un univers bien à moi et ce par le biais d'inspirations dans les codes du tatouage old school, les bouquins, les diverses mythologies, les contes, l'Histoire, la nature, les voyages et la culture des pays que j'ai pu visiter
La persévérance, la pratique quotidienne et la curiosité sont de mise quand tu te lances seule. 


Quelle place tient l’illustration aujourd’hui dans ta vie ? Est-ce que tu as d’autres passions à côté ? 
Évidemment c'est ma plus grande passion ! Elle occupe une grosse partie de mon esprit. Mon cerveau et mes yeux sont toujours à l’affût de ce qui m’entoure pour en puiser un maximum d'inspiration ! 
Le tatouage est également l'une de mes grandes passions. Je suis tombée dedans dès que j'ai eu l'âge légal de me faire tatouer, donc 18 ans, et depuis c'est devenu comme une drogue, dès que quelque chose se passe dans ma vie je ressens le besoin de l'avoir sous la peau !
Parallèlement à cela, depuis que je me suis installée sur Colmar, j'ai développé un goût pour la nature et les randonnées. Les forêts sont à dix minutes en voiture et profiter de la pureté et du silence de la nature est le meilleur moyen de se ressourcer ! J'affectionne également tout ce qui est visite de monuments et lieux historiques qui sont forts en énergie. C'est une façon de s'évader, comme dans le dessin. 


Tu fais beaucoup de dessins du type old school, qu'est-ce qui te plaît dans ce style ? Est-ce qu'il y a d'autres styles qui te plaisent ?
Ce que je préfère dans ce style c'est que l'on va à l'essentiel, il n'y a pas de chichi. L'efficacité des gros traits et des aplats de couleurs, que ça soit en illustration ou en tattoo. Tu captes directement le motif, tout est très clair et simple de visu. C'est mon style de prédilection !
Mais je ne me limite pas au old school. J'ai eu la chance de prendre des cours d'aquarelle il y a quelques années avec la fabuleuse artiste Magalie Ors, et de temps en temps j'en refait. Je prends plaisir à voir toutes ces couleurs danser entres elles, orchestrées par l'eau sur ta feuille. Ça à un coté très envoûtant. Et pour la peine, contrairement au style traditionnel, l'aquarelle reste aléatoire, tu pense faire un dégradé de couleur à tel endroit pour finalement aboutir à un résultat différent mais très plaisant !
Des fois je touche aussi un peu au Dotwork. Créer des nuances d'ombrage avec des multitudes de petits points c'est carrément intéressant à travailler ! 


Tout en gardant la touche "Ceulin" bien à toi, tu arrives vraiment à varier les motifs, les styles, les sources d'inspiration ! Est-ce que tu peux m'en parler un peu ?
Bien sûr ! Le style old school a ses codes, certains motifs sont récurrents, les roses, les cranes, les serpents, visage de femme et j'en passe. J'aime mêler à ça mon intérêt pour l'Histoire, la culture de mes origines alsaciennes et italiennes, les mythologies, les contes et légendes, le fantastique, les diverses croyances ésotériques, ...
Et puis j'adore aussi la retranscription de la nature, les végétaux, les fleurs, les animaux ... Il y a plein de choses qui me plaisent !



J'ai remarqué que tu fais quelques petits clins d'oeil à l'Alsace, est-ce que c'est quelque chose qui te tient à cœur ?
Ça me tient carrément à cœur. Je suis fan d'Histoire et d'histoires ! Et l'Alsace en regorge !
Je suis née à Strasbourg mais l'Alsace ne se cantonne pas qu'à cette ville ! Il y tellement de coins merveilleux dans cette région, qui ont justement ce côté fantastique ! On a la chance d'avoir une riche culture et un folklore bien prononcé en Alsace, autant en faire une forte source d'inspiration !


Tu fais des tableaux mais aussi des marque pages … 
Est-ce qu’il y a d’autres supports qui t’intéressent ?
Je m’intéresse de plus en plus à la linogravure que j'aimerai bien perfectionner davantage.
Et bien évidement le support de la peau, avoir un support vivant. Le tattoo est une bonne manière pour un artiste de s'exprimer et d'échanger son travail, faire partager des émotions. J'ai passé la formation hygiène obligatoire à toute effraction cutanée en novembre 2016 et doucement, j'ai commencé à tatouer. N'ayant pas trouvé d'apprentissage en salon, je me suis donc lancée en autodidacte. Beaucoup d'amis me font confiance et je leur suis éternellement reconnaissante car grâce à eux je peux m'épanouir dans un domaine qui j'admire énormément. 

Et si j'ai envie d'acheter une de tes œuvres, je fait comment ?
Pour me suivre et acheter mes tableaux c'est sur les réseaux sociaux que ça se passe comme sur ma page Facebook et on peut me trouver sur Instagram en tapant Ceulin, tout simplement !




Tu as également fait une expo à Strasbourg récemment, dans un lieu très vivant de la ville qui s'appelle Jeanette et Les Cycleux. C'était ta première expo ? Quel effet ça t'a fait ?

C'est effectivement ma toute première expo ! J'ai eu la chance d'avoir la confiance de Stef Ness et du bar pour donner une accessibilité à mon travail, et j'en suis super heureuse. 
C'est super plaisant et impressionnant à la fois. Quel privilège que de pouvoir exposer dans un bar qui brasse autant de monde et de savoir que pleins d’œils se jetteront sur mes tableaux ! C'est très gratifiant. 


Quels sont tes projets pour la suite ?

Le gros projet de cette année, qui me tient énormément à cœur serra d'ouvrir mon tattooshop privé sur Colmar ! 
Sinon continuer à dessiner, perfectionner mes motifs, créer, développer ma curiosité. Et donner du plaisir à tous ceux qui s’intéressent à mon travail !

mercredi 21 mars 2018

Louiskyyy : Une mise à nu faite de mots.

Je suis beaucoup de personnes sur les différents réseaux sociaux, des tatoueuses, des groupes de musique, des photographes, des modèles …. Et parmi toutes les modèles que j’admire, il y en a une qui m’impressionne tout particulièrement.
Pour sa beauté bien sûr, son look, ses tatouages, son charme, sa sensualité mais aussi son naturel, son assurance, sa joie de vivre resplendissante.
C’est de Louiskyyy dont je parle. On s’est rencontré autour d’un café au Oh my Godness, j’en ai profité pour l’interviewer !
Faisons la connaissance de Louiskyyy, une magnifique modèle passionnée de photographies et défenseuse du body positive.



Louiskyyy
Photo par Miss Cycy Photographie. Lieu : Street Butcher.

Une Hopeful Suicide Girl



Louiskyyy a commencé à poser il y a trois ans. Ce qui lui en a donné envie ? Les Suicide Girls :

« J’adore les Suicide Girls pour leur côté alternatif et artistique mais aussi parce qu’on y voit des femmes aux profils très variés qui sont toutes aussi belles les unes que les autres. »

« Je les suivais sur les réseaux sociaux, elles m’inspiraient énormément, et un matin je me suis dit : tiens, mais pourquoi pas moi ? Alors j’ai fait mes premières photos, avec ma mère derrière l’objectif ! Puis j’ai commencé à faire des shootings avec différents photographes, certains en tant que Hopeful Suicide Girl et d’autres plus pour moi. »

Louiskyyy m’explique qu’elle a rejoint les Suicide Girls en tant qu’Hopeful pour le « kiff », parce que la photo, ça lui plaît, mais aussi pour la communauté :

« Je discute beaucoup avec les autres filles, on parle de shootings, on se raconte nos vies, je trouve ça super ! Sur Facebook notamment il y a un groupe SGFrance où je papote avec des nanas très sympa qui viennent aussi bien de Bretagne que de la région parisienne ou du Sud. On se rencontre lors de shoot fest : sur un week-end, ou bien en semaine, des Suicide Girls et des photographes se retrouvent pour faire des photos et pour faire la fête aussi ! On passe vraiment de superbes moments et on noue de belles amitiés. »

« J’aime beaucoup l’échange. Que ce soit avec les photographes, les autres modèles ou les personnes qui me suivent. La photo me permet de rencontrer et discuter avec beaucoup de personnes, c’est un vrai plaisir. »

Je questionne également Louiskyyy à propos de Xtremeplaypen, où elle met aussi des photos :

« C’est un site un peu plus olé olé que SG où on poste des selfies. Pour moi, SG, c’est érotique. Pour Xtremeplaypen, ça peut aller jusque dans le vulgaire, ce qui n’est pas mon cas. »

« Personnellement, je sais quelles limites je me suis fixée, je sais ce que je fais, et aussi ce que je ne ferai pas ! Et tout ce que je fais, je le fais parce que j’aime ça. »

Louiskyyy par Chloranamour




Apprendre à poser


Si Louiskyyy m’impressionne, c’est par sa façon de poser et la force de son regard. Être modèle, ce n’est vraiment pas facile et je suis admirative devant tant de talent ! La jeune femme m’explique qu’elle a beaucoup progressé :

« Quand j’ai commencé, c’était très dur ! Je ne savais pas comment me mettre en valeur, comment me tenir. C’est quelque chose qui s’apprend ! Ne pas mettre son bras comme ça ou éviter de s’asseoir de cette façon … C’est d’ailleurs quelque chose qui m’aide au quotidien ! Je me tiens mieux depuis que j’ai commencé comme modèle. »

Une autre difficulté quand on commence à poser, c’est aussi de trouver les photographes avec qui on s’entende, dont on apprécie les images et en qui on a confiance. Louiskyyy a rencontré de nombreux photographes et il y en a plusieurs avec qui le courant est très bien passé :

« Quand tu poses plusieurs fois pour la même personne, tu sais comment elle travaille et ça va plus vite. Tu peux être certaine qu’en une heure le shooting sera fait et que le résultat te plaira. Il y en a beaucoup qui sont devenus des amis comme Miss Cycy par exemple. J’adore son style et elle sait parfaitement sublimer la femme. J’ai beaucoup d’affection pour elle. Et il y a plein d'autres photographes avec qui j'aimerais travailler comme Samten Norbù.» 

Louiskyyy m’explique que lorsqu’elle fait un shooting avec un photographe, ils se mettent d’accord sur un thème, elle choisit ses tenues puis elle se laisse guider.

« J’aime que les photographes me conseillent, qu’ils me disent comment me tenir. Même si j’ai désormais appris à poser et que je commence à avoir un « œil » comme on dit, je suis consciente que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre. Le photographe pourra te dire que si tu tournes ton visage un peu plus tu capteras mieux la lumière et il sait que si tu te tiens comme ça, tu auras une allure plus élancée. »

« J’ai un grand respect pour les photographes, je trouve que c’est quelque chose de très difficile de trouver à la fois la bonne lumière, le réglage juste, le cadrage parfait. »

Louiskyyy par 2grump. Lieu : Cabaret du Chat.



S’aimer.


Quand on regarde les photos de Louiskyyy, il n’y a pas de doute, elle sait poser. Elle a une élégante sensualité propre à elle, une beauté chaleureuse, une douceur envoutante et un sourire taquin. Charismatique, elle capte immédiatement le regard et joue avec l’objectif avec un bonheur non feint. Elle semble si naturelle, si à l’aise avec son corps et pleine d’assurance, qu’on a du mal à croire qu’elle a pu avoir un jour des complexes. Mais Louiskyyy est une fille comme les autres qui a aussi eu du mal à s’aimer, notamment pendant ses jeunes années. Elle me confie :

« J’ai toujours été grande avec un peu de forme. A l’école, on se moquait de moi parce que j’étais plus grande que les garçons, parce que je courrais plus vite qu’eux. J’étais terriblement complexée. La photographie, et notamment le fait de poser nue, m’a énormément aidé. Je me sens libre désormais. Je m’accepte, je me sens bien dans ma peau. »

Faire des séances photo lui a permis de porter un regard plus bienveillant sur son corps, ça a été un moyen d’affirmer sa féminité, de s’épanouir. Aujourd’hui, Louiskyyy se sent tout à fait à l’aise lorsqu’elle pose, même quand il s’agit de nu :

« La nudité n’est plus un tabou pour moi. D’ailleurs, je me sens plus à l’aise lorsque je pose déshabillée que lorsque je fais des portraits ! Je pense que j’y suis tellement habituée que cela ne me dérange plus. C’est sûr qu’au début, ça fait bizarre de se retrouver à poil devant un inconnu ! Mais on s’y habitue et surtout les photographes m’ont toujours témoigné un grand respect. »

Louiskyyy se retrouve d’ailleurs tout à fait dans le mouvement body positive :

« Pour en revenir aux Suicide Girls, c’est vraiment ce qui m’a plu : on y voit des femmes très différentes qui s’assument, qui sont belles ! Bien sûr qu’on est belle quand on est ronde, bien sûr qu’on est belle quand on est grande, bien sûr qu’on l’est si on est tatouée, si on a des piercings ou les cheveux roses ! Il n’y a pas de standard de corps, pas de standard de beauté ! »

Ça paraît normal, non, ce que dit Louiskyyy ? Et pourtant ça fait du bien de l’entendre, ça en fait encore plus de le dire et de le penser ! On a encore bien du travail à faire pour le body positive, je pense que je n’ai pas besoin de m’étendre sur ce point. Louiskyyy participe pleinement à ce mouvement, beaucoup de personnes écrivent d’ailleurs pour la féliciter et la remercier de ce qu’elle fait. C’est une source d’inspiration, pour moi comme pour tant d’autres.

« Je me rappelle qu’une fois un homme m’avait écrit pour me dire qu’il aimait bien un body que j’avais porté lors d’un shooting. Il voulait acheter le même pour sa copine, en me disant que ça lui irait trop bien, mais qu’elle n’oserait pas le porter parce qu’elle ne se sentait pas à l’aise avec son corps. J’ai essayé de l’encourager. Il y a aussi souvent des filles qui m’écrivent pour me dire qu’elles commencent à se sentir mieux dans leur corps et qu’elles apprécient mes photos, que je les aide à gagner confiance en elle. »



Dépasser les critiques


Malheureusement, il y aura toujours des personnes qui ne comprennent pas une telle démarche et qui, au mieux, engagent un débat constructif, au pire se contentent de critiquer publiquement d’une façon insultante.
Louiskyyy par Phil Philae


« Il y a des gens que ça choque que je me montre nue, ils ne comprennent pas ma démarche. Ils associent immédiatement la nudité à quelque chose de pornographique ou du vulgaire. Alors je leur explique que non, pas du tout, ma démarche est artistique ! Le corps de la femme est beau, il n’est pas vulgaire ! Je me suis même confrontée à certains amis, tout au début, cependant ça m’a fait très plaisir parce qu’ils ont compris ma façon de voir et aujourd’hui ils me suivent et ils m’encouragent ! »

La plupart des modèles que je connais ont déjà également dû subir des propositions déplacées de la part d’inconnus, sans oublier les fameuses photos de pénis ... Je me dis que ça doit être très difficile à subir au quotidien et je demande à Louiskyyy comment elle fait :

« Je n’ai pas trop de problème sur Instagram, mais ça m’est déjà arrivé sur Facebook : des commentaires méchants, des messages privés dégueulasses et des dick pics … Au début, je prenais tout personnellement. Je me demandais même si ce n’était pas ma faute en fait, comme si je l’avais cherché. C’est quand même fou d’en arriver à penser ça, à se remettre en cause, à douter de ce qu’on fait. Mais désormais, je le prends avec beaucoup de recul, j’arrive à en rire, je me dis que c’est parce qu’ils n’ont que ça à faire.»

C’est certainement la meilleure des attitudes : passer au-dessus, s’en moquer, et ne surtout pas laisser les autres nous dicter nos comportements et nous interdire de faire ce qu’on aime. Louiskyyy est passionnée par la photo, c’est un hobby qui l’anime et qui représente beaucoup à ses yeux. Elle multiplie les shootings et elle ne s’en lasse pas.



Toujours plus d’envies


La sémillante demoiselle m’explique d’ailleurs que, lorsqu’elle n’a pas le temps de faire des photos, cela lui manque énormément, d’autant qu’elle regorge d’envies et de nouvelles idées :

Louiskyyy
par Chloranamour
« Je fais beaucoup de glamour, de lingerie, de nu, mais j’aimerais pouvoir essayer des choses nouvelles, entrer dans des univers différents. Le shibari par exemple, c’est quelque chose qui me tente beaucoup. Et puis le BDSM également. J’aimerais vraiment tester mes limites, pas dans le sens en allant dans le porno ou le vulgaire bien entendu ! Plutôt dans l’idée de me surpasser et de vivre de nouvelles aventures. »

Elle aimerait aussi se tourner vers la vidéo :

« C’est quelque chose qui me plairait énormément ! J’ai déjà joué dans quelques clips pour des potes, mais sans jamais pousser un projet à fond. Qui sait ce que la suite me réserve ? Ce qui est sûr, c’est que j’aime ce que je fais, et je ne compte pas m’arrêter. »


Tu peux suivre Louiskyyy sur son site internet
Et sur sa page Facebook et bien sûr tu pourras la retrouver sur Instagram grâce à son blaze "Louiskyyy"



dimanche 28 janvier 2018

Zozio by Lexou : interview d'une créatrice de bijoux insolites !

Comment et quand j'ai découvert Zozio by Lexou, cette sémillante créatrice haut-rhinoise ? Je n'en ai pas la moindre idée. 

Mais ce que je peux te dire, c'est que je suis complètement fan de ses bijoux colorés, féminins, drôles ou sensuels, toujours magiques. 

Après l'avoir loupé plusieurs fois lorsqu'elle venait exposer ses créations à Strasbourg, j'ai eu la chance de repérer son grand sourire et ses cheveux pétants lors d'un événement il y a quelques mois. J'en ai profité pour lui sauter dessus et lui demander une interview, ce qu'elle a accepté pour mon plus grand plaisir, mais aussi le tien !
Rencontre avec Zozio by Lexou !


Création de Zozio by Lexou. Document remis.


Quel est ton parcours, as-tu fait des études d’art ?


Je suis entièrement autodidacte.
J’ai fait un cursus commercial et il me sert bien entendu. Mon métier n’est pas que créatif, il faut également savoir se mettre en avant et commercialiser ses créations. C’est un point important pour toutes les expositions et les marchés que j’organise et auxquels je participe.
Mais concernant les bijoux, c’est en essayant et un peu en ratant que j’ai appris !


Quand "Zozio by Lexou" est-elle née ? D'où te vient la passion pour la création de bijoux ?


Zozio existe depuis  4 ans, wahou ! J’ai l’impression que c’était hier !
C’est lors de mon séjour en Australie en 2013/2014 que tout a commencé.
La richesse de la faune et de la flore a été une réelle inspiration. La nature y est si étrangement différente.
Je ramassais des plumes d’oiseaux colorées, des graines et j’en faisais des boucles d’oreilles. C'était alors plus un passe-temps qu’une passion. 
J’étais chef cuisinier dans un café non loin de Bondi Beach, une des plages les plus réputée de Sydney et je ressentais le besoin d’une nourriture autrement plus artistique et spirituelle que le bacon et les œufs !
C’est après mon retour en France que j’ai décidé de vraiment me lancer, Zozio By Lexou était né.

Création de Zozio by Lexou. Document remis.

Qu’est-ce qui te plaît dans la création de bijoux ? 


Ce qui me plait dans ce travail ? La liberté d’expression, la liberté du temps ... Bref, la liberté tout simplement !
Et puis les sourires, de voir ces personnes rencontrées lors des différents événements repartir ravies des échanges et des créations que je propose.


Est-ce que tu peux me parler de ta série « legs and lips » : 

comment as-tu eu cette idée ? 


« Legs and Lips » a commencé bien après le début de l’aventure Zozio.
Ma première collection de bijoux réalisés avec des photos vintages s’appelait « Freaks ». J’achetais des lots de vieux clichés de famille et je les customisais.
Je couvrais les corps entiers ou juste les yeux avec de la feuille d’or. Cette collection dérangeait, mais différemment de la collection « Legs and Lips », qui dérange également. Contrairement à l’excitation que la collection « Legs and Lips » peut provoquer, Les « Freaks » animaient plutôt de la gêne, presque de la peur.
Je me souviens d’une pièce qui faisait flipper tout le monde ! Hahaha ! Moi, je l’aimais bien, elle me rappelait un super film des années 60 de Wolf Rilla et réadapté en 1995 par Carpenter, Le village des damnés ! D’ailleurs, j’ai gardé ce sautoir pour moi ! Na !
J’aime faire naître des émotions, la gêne, l’excitation … Tant que les gens ressentent, vivent et réagissent !
Et puis un jour, je suis tombée sur un lot de planches contacts originales du magazine Folies de Paris et Hollywood et là, ce fût la révélation ! Sous le charme de ces nanas charmantes, sulfureuses, j’ai voulu les sortir de leur album photo, les faire revivre, qu’on les regarde, qu’on les admire et plus si affinité !

"Legs and lips" de Zozio by Lexou. Document remis.

Et peux-tu me parler de ta série « trompe-moi » ?


Oh le collier « Trompe-moi », ma toute dernière pièce !
Je peux te dire qu’elle fait parler, positivement et négativement, mais tant qu’elle fait parler, pour moi, c’est le principal.
J’aime beaucoup le travail autour des organes et c’est assez drôle car lors des marchés je fais souvent des cours d’anatomie aux enfants ; beaucoup ne savent pas à quoi nous ressemblons à l’intérieur. Mon premier organe fût le cœur, puis les poumons, l’organe génital féminin et ensuite… le clitoris ? Nous verrons. 
Je ne revendique rien de féministe dans mon travail, même si une part de moi l’est un peu, autant dans la collection « Legs and Lips » qu’avec le « Trompe-moi » j’essaye de rendre beau et visible ce qui est, malheureusement, encore tabou.
C’est assez fou car nous sommes assaillis de porn-pub, et c’est plutôt banalisé, dans le décor, les gens ne font plus trop attention (pas tous heureusement) et pourtant les badauds sont souvent outrés par mon travail, la femme objet, le patriarcat…. Etc…. LA BLAGUE !

Créations par Zozio by Lexou. Document remis.


Je suis également fan de ta série nature avec les pissenlits et les cactus, c'est si délicat ! Tu réalises des bijoux assez différents les uns des autres ?


C’est vrai que mes créations sont assez variées.
La collection nature apporte un peu de légèreté et de romantisme dans mon boulot.
Souvent ces pièces rassemblent les foules et apaisent les personnes qui ont pu être offusquées par les autres bijoux.
La collection pissenlits prend beaucoup de temps. Les cueillir, les glisser dans les fioles,  coller les bijoux et les monter. On ne dirait pas comme ça, mais c’est un travail de longue haleine !


Création de Zozio by Lexou. Document remis.


De manière générale, comment procèdes-tu pour créer tes bijoux : tu commences par faire des dessins, des plans ?


Lorsque je lance des découpes laser, le dessin est une phase essentielle et indispensable ; la forme, la matière, la taille, etc ... Il faut que tout soit pensé pour éviter les erreurs car une fois que la découpe est lancée, je ne peux plus rien changer.
Pour les autres collections, je travaille plutôt au feeling. C’est comme ça que j’aime travailler, en laissant libre court à mon imagination sur le moment.
J’ai un atelier partagé à la Mer Rouge à Mulhouse. Toute mon inspiration se concrétise entre ces murs, en créant, en testant, en faisant des erreurs. J’aime travailler la couleur, les matières.


Est-ce que tu es du genre à avoir constamment des idées plein la tête ou est-ce que tu arrives à te concentrer sur un projet avant de passer au suivant ?


Ma tête est constamment en ébullition et j’avoue être très spontanée et brouillon. Lorsqu’une idée émerge, c’est comme une explosion ! Il faut que je la teste tout de suite sans trop réfléchir, la réflexion vient après.
Je suis comme ça dans mon travail, mais également dans ma vie quotidienne, un vrai taureau quoi !
J’ai un  tiroir plein « d’explosions », de tests qui n’ont jamais vraiment aboutis mais qui m’inspirent souvent pour réaliser d’autres projets !

Bijoux de Zozio by Lexou. Document remis.

As-tu parfois des commandes ?


Cela peut arriver, surtout pour la collection photo.
J’ai déjà réalisé des bijoux avec des photos de familles de particuliers. J’aime ce genre de projet et le fait de faire revivre des vieux clichés souvent oubliés dans des tiroirs.

 Tes bijoux sont-ils tous uniques ?


Mes bijoux ne sont pas tous uniques, mais je réalise uniquement des séries limitées.
Pour ma collection résine colorée et laiton, je crée des petites séries, je cherche constamment des nouvelles couleurs ainsi que de nouvelles formes à proposer.
Pour la collection  « Legs and Lips » je ne crée que des pièces uniques. J’utilise des planches contacts originales et je ne fais aucune reproduction. L’idée que chaque personne porte un bijou ou un accessoire qu’on ne retrouve nulle part ailleurs me plait beaucoup !

La jolie petite bouille de Lexou !

Est-ce que tu as déjà fait des collabs ou c’est quelque chose que tu envisages ?


Ma toute première collaboration fût avec la créatrice de Bidule et co qui réalise des sacs et accessoires en chambre à air. Elle a confectionné des manchettes en chambre à air et dentelle qu’on venait fermer avec des boutons de manchettes « Legs and Lips ».
Le collier « Trompe-moi » est ma deuxième collaboration. J’ai proposé le projet à Sylvie Kromer, une illustratrice mulhousienne et nous avons travaillé le visuel ensemble.
Elle avait déjà travaillé autour des organes tel que le cœur et j’ai aimé son approche de l’appareil génital féminin. Je pense qu’il y en aura d’autres à venir !
Lors de ces collaborations, les idées vont et viennent et je trouve ces échanges très enrichissants !



J’ai vu que tu as d’autres passions comme le burlesque, est-ce que tu veux m’en parler un peu ?


Ah oui ! Je pratique l’effeuillage burlesque depuis 6 mois avec la charmante Lemm Rollicking, une des Pin-up d’Alsace. Qu’est-ce que c’est bon de se sentir féminine et d'apprécier son corps surtout lorsqu’on est maman.
Un moment agréable passé entre femmes en talon et bas résille, que du bonheur !
Nous préparons un spectacle pour le mois de juin, Boa, déshabillé noir et collier de perles, ca va être chaud !

Zozio by Lexou. Document remis.


Tu fais beaucoup de marchés et d’expos ! J'ai l'impression que ça compte énormément pour toi et que tu y consacres beaucoup de temps. Est-ce que tu peux m’en citer quelques uns d'ailleurs, pour savoir où on peut te rencontrer ? 


En effet, je fais pas mal de marchés et d’expositions, j’aime avant tout le contact humain mais aussi et surtout pouvoir expliquer et parler de mon travail !

Il y a par exemple Le Vestibule à Strasbourg, qui se situe dans une cour, tout près de la Place des Halles. Ces événements sont organisés par une association dont je fais partie. Je co-organise les marchés de créateurs avec Danielle Songé, créatrice de vêtements et résidente de la cour, ainsi qu’avec Maéva, A Comer- Strasbourg, qui s’occupe de la buvette (local, bio et entièrement fait maison, c'est top !) On propose des animations pour les enfants, des défilés, du mapping video, c'est un événement complet pour les petits et les grands !
Et oui ! Cela prend du temps mais j’y tiens et ça vaut vraiment la peine.
Le prochain aura lieu courant mars/avril je pense, venez ! 

Il y a aussi Artists à Strasbourg, qui a lieu sur la Place d'Austerlitz et qui est organisé par l'association Tadam. On y fait toujours de belles rencontres et de magnifiques découvertes !

Un autre événement que j'adore est Les fées d'hiver à Strasbourg, c'est un marché de Noël extraordinaire qui a lieu à l'Espace Colod'Art, dans la Plaine des Bouchers. Il est organisé par l'association Art puissance Art durant la période des fêtes de fin d'années. J'y participe depuis trois ans et c'est un réel plaisir, les décors sont superbes et l'ambiance est magnifique ! 

 J'aime aussi beaucoup aller au Marché des sens à Besançon, organisé par une association, Facteurs de sens, dont je fais également partie. Nous organisons des marchés de créateurs ainsi qu'un marché de Noël artisanal sur le square Bouchot.

Et je ne peux pas ne pas mentionner le génial Elsass Rock&Jive organisé par Coco Das Vegas des Pin Up d'Alsace à Schiltigheim. Au programme, du vintage, du burlesque, du rockabilly et de la bonne humeur ! Le prochain aura lieu du 8 au 13 mai, note bien la date ! 

Voici pour les principaux marchés mais je participe ponctuellement aux marchés organisés par l’association Touch-Art de Strasbourg.
Tous ces évènements grignotent gentiment mes moments de temps libre et ma vie de famille mais j’ai de la chance d’avoir un super-mari qui s’occupe merveilleusement de notre petit Elio lors de mes déplacements !
Contrairement à certaines idées reçues, lorsqu’on est artisan et à son compte, les semaines sont longues et les heures ne sont pas comptées !



N'hésite pas à suivre Zozio by Lexou sur sa page Facebook !


Et va voir également son site internet ! Et pour ce qui est d'Instagram, tu la trouveras facilement, il suffit de chercher "zoziobylexou" !

 







lundi 6 novembre 2017

Louise Novembre m'a tatouée et c'était bien chouette !

Louise Novembre est une toute jeune tatoueuse qui a déjà un style graphique marqué, un univers riche, un talent qui se déploie avec bonheur.
Ses motifs inspirés de l’art médiéval et des vitraux m’ont immédiatement tapé dans l’œil, si bien que je lui ai demandé de me tatouer l’un de ses flashs.
Rencontre avec Louise Novembre.



Pour mon petit tattoo, je me suis rendue un matin de vacances chez Dix Minets, une autre tatoueuse que j’adore. Dix Minets, oui, parce que Louise Novembre tatoue à ses côtés. Arrivée sur le pas de la porte ce n’est donc pas qu’une très jolie artiste qui m’a accueillie, mais deux. Je sais, j’en ai de la chance !

Elles sont toutes les deux tellement souriantes et si gentilles, je savais tout de suite que j’allais passer un bon moment. Elles me guident dans la pièce réservée au tatouage, un bel endroit lumineux, très joliment décoré, avec partout des petits ou des grands flashs, des illustrations signées par d’autres tatoueuses et des bouquins sur les chats. 

On discute avec Louise de la taille du tattoo, de l’emplacement et puis elle me rase le bras. Se faire tatouer, c’est aussi ça, partager avec l’artiste une forme d’intimité un peu bizarre mais sympathique. Plusieurs désinfections, on pose le stencil, on attend un peu et puis c’est parti !



Je me suis allongée sous les regards inquisiteurs de Dix Minets et de Louise Novembre et j’ai souffert le martyre pendant cinq longues heures, à geindre, pleurer, supplier, … Non je plaisante. Non seulement c’était très rapide, parce que mon tattoo était petit, mais en plus je n’ai pas souffert, ouais chui trop un bonhomme moi. Et puis Louise Novembre était très douce, me demandant régulièrement si tout allait bien, tatouant avec efficacité et précision, dans la bonne humeur, et avec des musiques un peu bizarres de Fip en toile de fond.

Dix Minets regardait mon bras avec une grande passion, elle le fixait, approchant son doux visage, mon bras en a presque rougit. Bon, en fait, si elle faisait ça, c’est parce que Dix Minets conseille beaucoup Louise Novembre.



En effet si Louise est passionnée d’art depuis toujours et a été graphiste par le passé, ça ne fait qu’un mois qu’elle tatoue.

« Dix Minets regarde ce que je fais et elle me conseille beaucoup. Quand j’ai commencé à tatouer, je me suis d’abord entraînée seule chez moi, en autodidacte, sur des peaux synthétiques et des oranges, et puis sur moi aussi ! Grâce à Dix Minets, j’ai bien plus progressé en un mois que je ne l’avais fait seule. Elle m’apporte énormément. Je l’appelle mon petit maître Jedi ! En plus, d’avoir de vrais clients permet également de faire de gros bonds en avant. Si j’avance, c’est aussi grâce à eux ! »

Si Louise Novembre a toujours été une grande passionnée de l’illustration et du tatouage, ce n’est qu’en débarquant de la région parisienne qu’elle a décidé de vraiment se lancer, pour notre plus grande joie !

« Je vais bientôt avoir 30 ans et j’avais envie de faire quelque chose d’autre, de changer un peu. Le tatouage est pour moi une nouvelle aventure passionnante ! Ça me donne envie de me lever le matin. Et ce qui est génial, c’est que tu ne sais jamais comment tu vas évoluer, quel style tu auras dans un an … Tu sais juste que plein de choses t’attendent, et ça c’est super ! »


Louise Novembre est très heureuse de vivre à Strasbourg, ville pour laquelle elle a eu un gros coup de cœur, ce qui s’explique en partie par l’architecture de la région. 

« Esthétiquement j’ai toujours été plus sensible à l’art médiéval germanique. Le médiéval, c’est quelque chose qui me parle depuis longtemps, j’adore les enluminures qui sont à la fois très riches, très complexes, mais en même temps en deux dimensions et pas très réalistes. Ça leur donne un côté intemporel. »

Il faut ajouter que cette jeune artiste vit tout près de la cathédrale qui est pour elle une grande source d’inspiration.

« Dès que je sors de chez moi, je la vois, et ça, c’est fantastique ! J’aime les vitraux, l’aspect géométrique, les lignes droites, cet aspect très construit de cet art. Je suis une grande chasseuse de vitrail d’ailleurs ! Dès que je passe dans une église, je prends de multiples photos ! »

Louise précise que plus encore que le médiéval pur et dur, c’est celui revisité par le XIXeme qui la séduit.

« C’est ce qu’on appelle le néo-gothique, ce médiéval réinventé par le XIXeme, complètement idéalisé. Ça m’inspire énormément ! »


L’art de cette tatoueuse puise aussi pleinement dans l’ésotérisme et l’alchimie. 

« En plus de cela, je vois le tatouage comme une amulette. Pour moi, le tatouage a une réelle signification, ce n’est pas juste décoratif. Il peut nous rappeler quelque chose, ou nous aider à nous sentir plus forts. Ce côté symbolique me plaît beaucoup. Après tout, le fait même de se tatouer a un sens, on se met un dessin sur soi, ce n’est pas quelque chose d’anodin. »

D’ailleurs Louise Novembre s’est lancée un challenge pour le mois de novembre : faire un flash tous les jours en rapport avec l’ésotérisme.



Ce qui plaît à cette sémillante et généreuse artiste, c’est aussi l’imaginaire.

« J’aime ce qui permet de s’échapper un peu de la réalité. Les sirènes, les coquillages … Petite, ma mère m’avait fait prendre des cours de dessin mais ça m’ennuyait, on nous demandait de dessiner des choses peu intéressantes, alors que j’avais juste envie de pouvoir m’évader à travers l’illustration. J’adore aussi dessiner les animaux. C’est intéressant de trouver les formes géométriques qui composent les animaux. Il faut être très précis, si tu changes un trait, tu ne reconnais plus l’animal. »

Pour le moment, Louise Novembre se contente de tatouer des flashs pas trop grands, normal lorsqu’on est un bébé du tatouage comme elle. Mais elle évolue vite et elle déborde d’envies !

« Mon rêve ce serait de pouvoir tatouer un dos entier en vitrail ! Et puis j’aimerais aussi tatouer plus de symboles, non seulement par mes flashs, mais aussi que les gens viennent me voir avec leurs propres idées. J’aime écouter les autres, entendre leurs histoires. C’est d’ailleurs pour cela aussi que j’ai souhaité me tourner vers le tatouage, pour ce côté social. Le tattoo me permet de m’ouvrir au monde, de rencontrer plein de personnes toutes différentes. »


A l’heure où j’écris cet article, j’arbore fièrement mon magnifique petit tatouage sur le bras. Il cicatrise tranquillement et je suis plus que satisfaite non seulement de ce sublime dessin sur ma peau, qui me rappelle les joies de mon enfance, mais plus encore de cette belle rencontre et de ce petit moment de bonheur que j’ai vécu grâce à Louise Novembre et à son maître Jedi, Dix Minets.

En plus, j’ai appris que Louise Novembre et moi avons une autre passion commune : l’écriture ! En effet, cette artiste aux multiples talents rédige également des romans en anglais.

« J’espère un jour pouvoir être publié. Tatouage et écriture sont deux choses très importantes pour moi. »

Une jeune artiste à suivre, tu l’auras compris !

D'ailleurs tu peux la retrouver sur sa page Facebook

Mais également sur Instagram en cherchant louise_novembre ! 

Oh ! Et voilà mon tattoo ! Merci, merci, merci Louise Novembre !
Coeur, coeur, coeur !