mardi 27 mai 2014

Iron Bastards : they do it fast and loose !

"The snake has bite, his poison kills the silence
                                       The snake has bite, boogie woogie violence !"

Prenez une bière et montez le son à fond, les Iron Bastards envahissent votre salon ! 

Lâchez vos cheveux et, mesdemoiselles, préparez-vous à lancer vos petites culottes en l'air et à remuer vos fesses, ce jeune groupe présente son premier EP : Boogie Woogie Sessions, un diamant aussi brillant que tranchant, du rock'n'roll à l'état pur !

Un son lourd et viril, une rythmique terriblement énergique, une voix rauque incroyable et un charisme chaleureusement déjanté, tel est le cocktail si agressivement orgasmique de ces talentueux musiciens, disciples de ce cher Lemmy Kilmister et de son groupe emblématique.

That's rock'n'roll baby !



Les Iron Bastards
De droite à gauche : David Semler : guitare, Anthony Meyer : batterie ; David Bour : basse et chant
"Bastards are the future of the world !"
Mai 2013 : C'est parti, Iron Bastards est né. 
Anciennement Nöclass, Anthony Meyer, David Bour et David Semler avaient pour habitude de ne faire que des reprises de Motörhead. "On a une façon de jouer ensemble qui marche vraiment bien alors on a eu envie de faire nos propres compos", explique David. "On avait déjà tenté de faire nos compos, on s'est pas mal cherché. On essayait de se démarquer à tout prix de Motörhead, ce qui est difficile puisque c'est notre influence naturelle, c'est notre style. Finalement, on a décidé de rester cohérent, de faire ce qu'on aime, et si les gens nous disent que notre musique ressemble à du Motörhead, eh bien ! Oui, c'est le cas !"
"C'est notre passion pour ce groupe qui nous a réuni. Motörhead, c'est la bande son de notre vie ! Quand tu prends ta caisse le matin pour aller au boulot, bah tu mets Motörhead, ça donne la pêche ! Et il n'y a pas que leur musique qui nous touche, c'est tout le feeling de ce groupe. Motörhead, c'est le vecteur qui a fait qu'on joue ensemble", raconte David.
Il n'y a d'ailleurs qu'à regarder ce chanteur très charismatique pour comprendre toute l'influence de Lemmy : son look, le fait qu'il chante et joue de la basse, et puis, surtout, sa voix si incroyable pour un jeune homme de pas tout à fait 24 ans. Mâture, rauque, presque éraillée, vraiment puissante et pourtant aérienne, ce rockeur ultra cool a une voix en or qu'il maîtrise à la perfection. Il est né pour chanter du rock'n'roll, tout simplement.
Anthony et David le guitariste se connaissent depuis qu'ils ont trois ans. "On ne s'est jamais lâché !", s'exclame le sympathique Toto. Il aura pourtant fallu attendre l'arrivée de David Bour dans leur horizon, il y a de cela environ six ans, pour que ces deux potes de toujours se retrouvent sur une même scène. 
"Quand on s'est rencontré, on s'est immédiatement dit qu'il fallait qu'on joue ensemble." note David à la longue chevelure de rockeur et au sourire si simple et naturel, absolument charmant.
"On avait pas mal de projets avant Nöclass puis Iron Bastards, avec tout au plus de deux à quatre musiciens. On a fait quelques répéts' et on s'est rendu compte que le feeling passait vraiment bien."
Anthony ajoute : "On se connaît super bien musicalement tous les trois. On sait s'écouter. En fait, il y a une véritable alchimie entre nous".
"C'est d'ailleurs ça tout le travail d'un groupe : réussir à jouer ensemble alors que, à la base, tu joues individuellement. Ça ne se décrète pas en claquant des doigts, ça se travaille. Tu as le feeling ou tu ne l'as pas. Il faut que l'ensemble soit cohérent mais que, en même temps, chacun puisse exprimer sa personnalité", déclare ce chanteur plein d'humour et de douceur. Difficile de s'imaginer que sous cette tendresse apparente se cache un rock'n'roll aussi musclé et mordant.
En dépit de leur jeunesse, ces trois mecs font preuve d'un grand sérieux. David Bour explique en plaisantant : "Sur scène, chacun à son rôle. Toto est derrière la batterie, il ne peut pas faire le malin ! Il faut qu'il soit carré, qu'il donne le rythme, sinon on ne peut pas jouer correctement. David le guitariste est un peu timide sur scène même s'il fait beaucoup de progrès ! Quant à moi, je suis derrière le micro, c'est moi qui doit tenir le tout, motiver les gens, faire passer le temps entre les morceaux. Je raconte pas mal de blagues !"
Anthony ajoute : "On répète toutes les semaines pendant trois heures dans un local à Haguenau que nous louons auprès de la MLC (Maison loisir et culture) de la ville. On essaye d'être sérieux pour que ça aboutisse à quelque chose" Et David d'enchérir : "On rigole quand même bien, il faut dire qu'on a des fortes personnalités dans le groupe !"
Il en va de même pour leurs compositions, chacun tient sa place. Anthony, qui a commencé la batterie il y a bientôt dix ans, indique : "On cherche des riffs chez nous puis, en répét', on fait un buff pour voir ce que ça donne. On assemble les riffs. En répét', c'est là qu'on peut essayer des trucs."
Le guitariste, qui entrera en septembre dans une école de musique réputée, ajoute : "J'aime bien retravailler tout ça tranquillement chez moi."
Ce beau garçon au look de biker explique : "J'ai commencé la guitare il y a huit ans à peu près. J'ai vraiment accroché, alors, au bout d'un an, j'ai pris des cours. C'est là que j'ai vachement été influencé par le blues, parce que mon prof était très branché jazz et blues. En fait, quand tu commences la guitare, c'est surtout pour pouvoir jouer dans un groupe, et pour voir ce que tu vaux."
Si les deux autres ont appris en autodidacte, en écoutant des morceaux de leurs artistes préférés et en essayant de reproduire leurs musiques, ou en s'entraînant avec d'autres musiciens, ils se sont surtout rodés en jouant dans différents groupes.
On sent d'ailleurs leur expérience, aussi bien dans leur EP dont le son est absolument nickel, que sur scène où ils déchirent tout ! Ainsi le guitariste avait officié dans un groupe de heavy metal tandis que le chanteur joue encore actuellement dans Ratbomb, un groupe de grindcore qui tourne plutôt bien.
Pour ce qui est de savoir comment de gentils garçons comme eux, aux visages d'anges, sont tombés dans l'enfer du rock'n'roll, ils expliquent simplement avoir découvert par hasard Motörhead ou Chuck Berry via des plateformes de téléchargement.
"Avant ça, j'écoutais du Claude François", déclare tout naturellement le chanteur dont il est bien difficile de savoir si ce qu'il vous raconte est du sérieux ou du gros n'importe quoi ! Quant au batteur, il indique : "J'écoutais les CD de mes parents ou de ma sœur. Des trucs un peu plus punk genre The Offspring."
Il faut dire que les influences des Iron Bastards sont très diverses. Outre Motörhead, ils citent aussi bien Chuck Berry, Little Richard et Jerry Lee Lewis qu'ACDC, Black Sabbath, Deep Purple et Led Zeppelin. "On est des gros fans de rock psychédélique !" déclare le séduisant guitariste.
Si leur premier EP se nomme Boogie Woogie Sessions, en référence au dernier titre, Boogie Woogie Violence, qui déménage grave (je ne vois pas comment je pourrais le formuler autrement ! ), c'est évidemment en référence à ce style musical très bluesy : "En fait, c'est un mélange entre le boogie woogie, un air tranquille, quelque chose qui te fait claquer des doigts, mais en même temps la violence parce que tu ne peux pas faire ce genre de musique si tu n'es pas un minimum énervé !" dixit David qui impressionne par l'intelligence de ses réponses, sa façon de s'exprimer parfaitement claire et simple, le subtil entrelacement entre le sérieux de sa maturité et le franc humour lié la fraîcheur de sa jeunesse.
Il précise : "Il y a tout un tas de façon de faire passer son énervement, nous on le fait passer par du rock'n'roll, par un truc posé, un truc qui donne le sourire. Tu peux être énervé et avoir le sourire ! Boogie Woogie Sessions, ça donne le sourire. C'est un peu dans cet état d'esprit là qu'on a composé puis enregistré notre premier CD : avec le sourire mais en même temps avec l'envie d'en découdre ... En découdre avec les oreilles des gens, pas autrement !"
Tout en eux, que ce soit leur intrépide jeunesse, la coolitude de leur attitude, la puissance dansante de leur musique, découle du rock'n'roll.
Le chanteur des Iron Bastards explique ainsi : "Si t'écoutes la basse de Chuck Berry, c'est la même chose qu'on fait mais sans disto, c'est la même ligne de basse. En fait, je prends une basse rythmique rock'n'roll vraiment basique ce qui laisse au guitariste plus de liberté pour faire ses riffs."
Le David aux cheveux courts, cuir noir et jean retourné ajoute : "C'est la base du rock'n'roll aussi au niveau des instruments de savoir utiliser un maximum de possibilités, avoir les moyens de chercher plein de choses différentes. Vu qu'il a un jeu "simpliste" au niveau de la basse, il reste uniquement sur une tonalité, je suis assez libre au niveau des couleurs de la guitare que je peux ajouter par-dessus. Tu peux faire ce que tu veux, tu te laisses aller. Comment ça vient, comment tu ressens la musique ... C'est pour ça qu'au final notre musique est très brute".
Anthony, le beau brun ténébreux du groupe, délicieusement explosif derrière sa batterie, précise : "Le rock'n'roll, c'est la base de tout, la base de tous les genres. Par exemple le rap n'aurait jamais existé sans le rythm'n'blues de l'époque."
Le talentueux guitariste confirme : "La base de la musique moderne vient plus ou moins du blues. La façon d'écrire, de composer ... Ne serait-ce que la façon de faire de la musique. Même si tu ne t'en rends pas vraiment compte, tout la musique actuelle, même l'électro par exemple, découle de cette influence là. Dès que tu fais appel à des sentiments personnels dans les chansons, ça vient du blues parce que c'est lui qui a amené ça dans la musique populaire d'abord aux Etats-Unis puis en France. C'est le blues qui a apporté les fondements de la musique actuelle."
Du haut de ses 22 ans, Anthony, le genre de personne avec qui tu rêves d'être pote tellement il a l'air cool, explique : "On veut juste montrer aux gens qu'on est trois potes et qu'on aime ce qu'on fait. Si ensuite on nous dit qu'on est rock'n'roll, tant mieux, sinon tant pis. On est nous-même, voilà tout."
Le chanteur ajoute : "Le rock'n'roll, c'est la joie et on a envie de donner de la joie, tout simplement. Le but en concert n'est pas de faire la gueule ! Je te parlais de colère, de violence avant. Mais la colère peut être utilisée de deux façons, soit tu la mets en mouvement pour faire bouger le monde qui t'entoure, soit tu lui offres un moment d'apaisement avec un bon sourire et un bon morceau ! Pendant quelques minutes tu t'évades, et le public s'évade avec toi."
Si ces trois potes font de la musique avant tout pour s'éclater, David note : "On affiche quand même une certaine ambition dans le sens où on a envie de faire un max de concerts ! On ne veut pas devenir des rock stars, mais on veut faire parler de nous."
Le guitariste précise : "On veut partager notre musique au maximum.Si on voit une seule personne au fond de la salle sourire, on sera content pour ce type là parce qu'il aura compris le morceau comme on l'a fait nous-même et c'est ça qui est cool. 
L'objectif n'est pas de jouer dans le vide, de jouer juste pour nous, mais de partager ce qu'on fait, c'est ce qui donne le sourire, c'est la raison d'être de cette musique."
Les Iron Bastards sont totalement habités par la musique. Le rock'n'roll, surtout, tangue dans leurs veines, il multiplie les roulis dans leur âme. C'est cette agressivité musicale tendrement salée, ce rythme dansant chaudement épicé, cette envie explosive d'une liberté sucrée qui nourrit leur cœur, qui l'anime, qui marque le tempo de leur vie.
Anthony le dit très bien : "Dès que je me lève, j'écoute de la musique. Je ne pourrais pas passer une journée sans musique, c'est impossible ! La vie serait bien moche sans musique."
Dans leurs concerts, on trouvera toujours "de la sueur, de la bière et des sourires !" s'exclame le chanteur.
"Est-ce que vous voulez du rock'n'roll ?" Demande David au début du concert.
Ça pogote, ça swing, ça sautille, ça chante, ça crie. Le public est totalement déchaîné, survolté, en transe. Ils ont leur dose d'énergie, leur came de pur rock'n'roll, ils ont leur shoot d'Iron Bastards.
Les trois jeunes assurent le show, les bras s'élèvent, les têtes se secouent dans tous les sens, les corps sont balancés à grandes doses de la plus énergique et enjouée des musiques. Devant la scène, on trouve de tout : des deatheux, des trasheux, des métalleux, des punks, des pin ups mais aussi des messieurs tout le monde. De 20 à plus de 50 ans, tous s'unissent au rythme de Boogie Woogie Violence, Fast And On Time ou encore Breaking The Past. Le rock'n'roll est fédérateur, toutes les générations, tous les styles et tous les milieux sociaux se déchaînent sur cette musique follement mouvementée, une délectation pour l'âme, une puissante jouissance pour tous les sens.
Photo : MadRon Photography
https://www.flickr.com/photos/mad-ron/
David nous explique les paroles qu'il écrit lui-même : "Dans Boogie Woogie Violence, c'est le serpent qui mord et son poison tue le silence. Le serpent, c'est notre musique et le poison c'est le sentiment qu'elle provoque. Quand tu écoutes notre musique, il n'y a plus de silence, puisque c'est notre rythme qui envahit tout."
Il ajoute : "J'aime bien parler de ce que je ressens au quotidien, de ce qui m'entoure. J'utilise beaucoup de métaphores. Il y a des chansons où je fais la transposition de la société telle qu'elle fonctionne avec des animaux : des ânes, des singes, des cochons, puis j'essaye de faire rimer tout ça !"
David continue en rigolant : "On parle pas mal de nos soirées, de nos délires aussi. Si tu te prends la peine d'écouter, tu te rends compte qu'il y a des trucs marrants. On a un morceau bien rock'n'roll, Bastards Are The Future of The World, où je parle de nous trois. On est des mecs tranquilles, des mecs posés. Ton attitude, si tu ne nous aimes pas, elle n'a pas d'importance pour nous. De toute façon, les bâtards sont quand même le futur du monde !"
Photo : MadRon Photography
https://www.flickr.com/photos/mad-ron/
Nous aurons d'ailleurs bientôt la chance de découvrir de nouveaux bijoux musicaux bien rock'n'roll puisque les Iron Bastards retournent en studio cet été afin de sortir un nouvel EP d'ici septembre. En fin d'année, c'est un live enregistré à la Maison Bleue qui sortira.
Et d'ici-là, si vous voulez découvrir leur musique à la fois brute, groovie, précise, rapide et à l'heure (Fast & On Time, yeah !) c'est David le chanteur qui vous le dit : "Viens nous voir en live !"


Découvre le tout premier clip des Iron Bastards ! 



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Pour écouter leur EP, c'est par là que ça se passe :
www.ironbastards.bandcamp.com










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